on n'est pas sérieux quand on est étudiant
Le samedi 3 novembre 2007 à 12:05 :: Imagerie :: #35 :: rss :: 999 lectures
je change de vie en ce moment, je rentre en France après quasiment 3 ans passés en Hongrie. ça remue un peu, je fais des bilans, je pèse le pour et le contre, je trie, je classe et je retrouve des vieux trucs. Donc je mets un bout de mon projet de fin d'études qui me rappelle le temps où j'étais étudiant, pauvre et heureux.
Le lecteur courageux comprendra d'un coup mon attirance pour les insectes et l'origine de mon pseudo.
"qu'est ce qu'une ville? pourquoi est ce qu'on reste ensemble?"
pour répondre à ça, jai adopté un point de vue paramoïaque critique (S.Dali in OUI! La révolution paranoïaque-critique).
En gros ça consiste à prendre une vessie pour une lanterne et à trouver des similitudes formelles entres des éléments sans rapports les uns avec les autres "lancer des passerelles" (St-Ex).
J'adore les insectes (morts), leur variété formelle, leur spécificités physiques, leur échelle (qui les oblige a être très fonctionnels) en font d'excellents produits design.
Partant du fait qu'il n'y aucune logique à l'implantation d'une ville, ou plus exactement en omettant les critères objectifs qui fondent l'implantation ici ou là d'nue ville, j'ai créé les urbidaes : une famille d'hybrides insectes géants / infrastructure urbaine dont on utilise les formes comme mobilier urbain et qui, de fait, fabriquent les villes en augmentant le confort des humains. Là où il y a des urbidés, il fait bon vivre, donc on y reste.
Partant de ça j'ai créé des familles, des typologies, une taxinomie, des modes alimentataires, reproductifs etc. et j'ai tout regroupé dans une encyclopédie multimédia aussi complète que possible qui ne faisait qu'exposer des faits sans interroger les fondements.
Cette méthode qui montre sans justifier, où l'être est le paraître a trait à la société du spectacle mise en lumière par Guy Debord et dans laquelle nous vivons. c'est aussi le mode opératoire de la publicité (pour laquelle je rentre travailler au pays), de l'hyper-communication dont la politique actuelle s'est emparée et qui veut que : ce qui apparaît soit vrai .
Pour le diplôme (aux Beaux Arts on doit faire une mini-expo) j'avais imprimé découpé et présenté les urbidés comme de vrais insectes (maxi 4 cm de haut ) dans des petits cadres mais pour empêcher cette mythologie personnelle de s'effondrer, j'empêchais les gens de s'approcher à moins d'un mètre, impossible pour eux de savoir si ces bestioles existent ou pas entretenant ainsi le mythe de leur existence ; le mythe fondateur des villes. :)
des screenshots de l'interface :
tout est fait en Lingo, je ne pratiquais pas encore l'ActionScript et ne jurais que par Director.



ça permettait quand même d'inclure des modèles 3D interactifs et tout, 4 ans avant Papervision, sandy et away3d... !
et oui mon bon monsieur!

les bestiaux :
ce sont des montages photoshops entre des insectes trouvés sur internet(+/- 1000) et des photos prises dans la ville(+/-700), à Lyon. J'ai arrêté au bout d'une trentaine parce que c'était proprement infini et que ça m'éloignait de mon propos.
ci dessous, les plus joulis











Mon pesudo vient de là : nicolas + coléoptères > nicoléoptère > nicoptère
j'en connais un qui n'a pas perdu sa journée ! :)
copains
Commentaires
1. Le dimanche 4 novembre 2007 à 04:47, par tlecoz
2. Le dimanche 4 novembre 2007 à 12:24, par jeanphilippe
3. Le lundi 5 novembre 2007 à 11:00, par xarmax
4. Le samedi 10 novembre 2007 à 09:49, par nicoptere
5. Le vendredi 16 novembre 2007 à 14:58, par QI
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